Les évadés de Dien Bien Phu

Téléchargez l’odyssée de quatre sous-officier du bataillon Bigeard écrit par l’un deux, Maurice Rilhac.

Sergent-chef
Maurice Rilhac
Sergent-chef
Jacques Sautereau
Sergent-chef
René Sentenac
Sergent-chef
Michel Skrodzki
Récit de Maurice RILHAC
Novembre 2008
Préface

Le 7 mai 1954 à 17h30 les combattants de Diên Biên Phu ont cessé le feu. Épuisés, ayant depuis des semaines lutté de jour et, le plus souvent, de nuit, blessés, malades, trempés par la pluie, pataugeant dans les tranchées inondées, alimentés au hasard des parachutages imprécis, ils sont profondément choqués. Leur avenir est un immense point d’interrogation. La capture imminente reste pleine de dangers et la perspective de rejoindre le « royal Balancier » suivant l’expression du moment, est une ultime épreuve sans espérance.

Pourtant certains songent déjà à rester maîtres de leur destin. Rilhac et ses trois compagnons sont de ceux-là. Blessé et grabataire, le choix m’est interdit et j’ai vu les misérables colonnes des valides ou blessés légers partir vers les camps d’internement.

Quitter ces convois est relativement facile. Mais dans quelle direction ? Comment se nourrir, se soigner, lutter contre la faim, la maladie les défaillances des compagnons d’échappées, le doute et l’épuisement ?

Jusqu’au 25 mai, à Diên Biên Phu, durant les évacuations de blessés consenties par les Viéts, nous voyons revenir ceux qui ont choisi de partir vers le sud où se trouve la colonne Crévecoeur venue du Laos et, s’appuyant sur la riviére Nam Youn, retrouver des lieux parcourus antérieurement. D’autres ont rêvé de la rivière Noire qui les ramènerait vers le delta du fleuve Rouge. Beaucoup de ceux qui souhaitaient s’évader déplorent qu’aucun renseignement n’ait filtré concernant les zones d’implantation des maquis du G.C.M.A. qui nous sont favorables.

C’est vers l’ouest, direction vraisemblablement la moins surveillée, que les quatre évadés réussiront dans leur entreprise, mais au prix de combien de doutes, d’espoirs déçus, d’efforts surhumains en ne choisissant jamais la facilité.

Tous quatre ont été à un moment ou l’autre placés sous mes ordres et je suis particulièrement fier de rédiger cette préface. Rilhac, maintenant seul survivant, nous livre un récit criant de vérité, sans forfanterie ni affectation, décrivant les difficultés qu’ils ont dû surmonter, racontant les faits marquants qui ont jalonné la réussite de leur entreprise, payée de tant de souffrances et surtout de la mort de l’un d’eux, Sautereau, si prés du but.

Le chef de bataillon Rilhac, commandeur de la Légion d’honneur remplit un devoir de mémoire vis-à-vis de ses compagnons et témoigne de la qualité de ces hommes, rescapés de la bataille et prenant tous les risques pour retrouver leur liberté. Ils sont l’honneur des combattants de Diên Biên Phu et méritent notre admiration et notre reconnaissance.

Général Le Boudec
Commandant la 6Šéme C.I.P. du 6éŠme B.P.C. „ Diên Biên Phu

 

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