Lettre d'information N° 5

Chers anciens, chers camarades

Nous vivons des temps particulièrement dangereux, vous ne l’ignorez pas, mais ils sont dangereux à plus d’un titre.

D’abord parce que nous combattons la « bête immonde » de daesh avec des moyens limités et des frappes aériennes qui, quoi qu’on tente de nous faire croire, n’ont que des effets peu significatifs. Face à la stratégie de conquête de cet adversaire redoutable que nous n’avons cessé de sous-estimer, nous ne pouvons que faire un constat d’échec de la stratégie conduite par nos alliés américains et dans laquelle nous sommes totalement impliqués. Et les magnifiques succès remportés au Mali par nos troupes au sol avec des appuis aériens appropriés, ne constituent malheureusement qu’une goutte d’eau dans un océan à la dérive. En Irak comme en Libye et plus encore en Syrie, nous avons œuvré pour mettre à bas des régimes autoritaires sans la moindre idée de ce qu’on pouvait leur substituer et qui soit adapté aux réalités de ces pays que l’on ignore avec un mépris superbe !

Parce qu’ensuite nous nous sommes laissé entraîner, toujours à la suite des Américains, dans une politique de confrontation avec la Russie qui prend les allures d’un retour à la guerre froide, avec tous les risques que cela comporte. Et que l’on regarde partout ailleurs dans le monde, du Moyen-Orient à l’Asie, il n’est que des risques conflictuels dont nous ne mesurons pas totalement la gravité parce qu’ils nous semblent loin où que les informations qui nous sont délivrées sont tronquées, voire inexactes, mais ne nous trompons pas, dans un monde de plus en plus ouvert où tout est inextricablement lié, ils nous concerneront inévitablement. D’autant que l’Europe n’est guère qu’un ventre mou, un enjeu stratégique et sans doute la région du monde dont la partie orientale présente les plus graves risques de résurgence d’un conflit mondial.

Parce que surtout, sur notre propre territoire national, se développe un sentiment de haine à l’égard de notre pays, de renoncement à notre passé, à nos valeurs et d’oubli du sacrifice de tous ceux qui ont combattu et sacrifié leur vie pour la patrie. De ce fait, les fractures dans notre société, loin de s’estomper, ne font que s’accentuer. Et les Français, individualistes forcenés, qui ont depuis belle lurette déserté leurs familles, les campagnes et leurs racines, tout ce qui les unissait et leur donnait une cause à défendre, avec l’énergie et le cœur pour le faire, sont aveuglés par la communication journalistique qui nous enfume à longueur de journée et les enferme dans un pacifisme dangereux, le renoncement et la lâcheté.

Dans un tel contexte, il importe que nous demeurions conscients de ces risques et que, à notre niveau modeste, nous sachions demeurer fermes, unis, au sein de notre famille parachutiste, pour servir d’exemple aux jeunes, leur donner le sens de la patrie et des valeurs qui s’y rattachent, de par notre histoire glorieuse et de par le sang versé. On ne prend pas conscience des réalités quand il est trop tard. C’est dans le sentiment profond d’appartenance à une nation et la volonté farouche de la défendre contre tous ses ennemis que nous contribuerons à refonder l’unité nationale.

« Mon Dieu donne moi force et courage ! »

Et par Saint-Michel, vive les paras !

Général (cr) Paul Perrin

Actualités

Les 70 ans du "6"

Le samedi 19 mai 2018, nous avons fêté les 70 ans de la création du 6ème R.P.I.Ma et malheureusement les 20 ans de sa dissolution et espérons que tel le phénix il va cette année renaître de ses cendres.

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Tempête sous un béret — au fait, de quelle couleur, le béret ?

À peine finies les célébrations de la Saint-Michel, j’apprends, par plusieurs canaux, que les adhérents de QOG vont être appelés à se prononcer sur des projets de partage, de chambre à part ou de divorce. Comment en est-on arrivé là ? Il est clair que quelque chose à « foiré » dans la gestion des institutions et des hommes, tant dans l’amicale que dans le régiment.

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Saint-Michel 2018

Résumé de la Saint-Michel 2018, texte écrit par Jacques BOISSAVY, accompagné de quelques photos.

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