Lettre d'information N° 6

Chers amis, chers anciens,

Au moment où j'écris ces lignes, le français moyen pense uniquement à profiter de ses derniers jours de congé en remisant au placard les aléas de la politique. Pourtant et sans faire preuve d'un pessimisme exagéré, l'avenir me semble plutôt sombre en tous domaines et plus particulièrement dans celui de la Défense. En effet, I'Armée française tourne actuellement en surchauffe faute de disposer de moyens nécessaires à l'accomplissement des missions qui lui sont ordonnées par le pouvoir politique. Cette situation concerne surtout I'Armée de Terre présente sur de nombreux fronts qu'il s'agisse d'opérations extérieures, Barkhane notamment, ou de sécurité intérieure avec Sentinelle. Résultat : les personnels et les matériels s'essoufflent dangereusement, le temps manque pour l'entraînement collectif et pour la formation individuelle, le cadre familial est fragilisé. D'éminents spécialistes s'en plaignent en s'adressant parfois au président de la République, chef des Armées. Les associations patriotiques alertent également les responsables militaires et politiques, malheureusement en ordre trop dispersé pour avoir une chance d’être entendues. Devant ce sentiment d'abandon et d'impuissance, d'aucuns en arrivent à souhaiter le recours aux syndicats pour mieux défendre les personnels. Ce remède serait sans aucun doute pire que le mal. Dans le dernier bulletin de liaison de << Qui Ose Gagne >> (|e cinquantième !!) le général F.Cann le rejette en mettant en évidence ses effets désastreux en situation opérationnelle à partir de trois cas concrets que j'ai également vécu à ses cotés à la FINUL. A cette époque (fin des années 70, début des années 80), les régiments professionnalisés tournaient déjà à un régime effréné et il n'était pas rare de voir les unités passer plus de la moitié de l'année en mission extérieure (opérations au Tchad, en Centrafrique, aux Nouvelles-Hébrides, au Liban, au Zaïre ou compagnies tournantes à la Réunion, au Gabon, en Nouvelle Calédonie....) avec les mêmes conséquences qu'aujourd'hui pour les personnels et les matériels. Sachant, déjà, qu'il ne pouvait compter que sur lui-même, chaque régiment concerné a resserré les rangs en faisant jouer l'esprit de corps et la solidarité. Le fonctionnement de la base arrière a été adapté aux besoins nouveaux : soutien des familles avec la participation admirable des épouses de cadres, effort dans la préparation aux certificats, brevets et concours, engagement accru de l'amicale régimentaire pour apporter un soutien moral voire une aide aux personnels en missions extérieures.

Je suis persuadé qu'il en est de même aujourd'hui, en particulier au 1°RPIMa auquel l'Association << Qui Ose Gagne >> apporte un soutien inconditionnel pour alléger le poids très lourd de ses engagements opérationnels. Chers anciens, vous avez l'occasion de manifester ce soutien à nos jeunes frères d'Arme lors des rendez-vous de la Saint Michel 2015, les 24 et 25 septembre à Bayonne et le 29 septembre à Mont de Marsan en étant présents à leurs côtés ou en leur adressant un message amical par l'intermédiaire de notre association.

Et par Saint Michel, vive les paras.

Général(CR) Bernard Serpol

Actualités

Les 70 ans du "6"

Le samedi 19 mai 2018, nous avons fêté les 70 ans de la création du 6ème R.P.I.Ma et malheureusement les 20 ans de sa dissolution et espérons que tel le phénix il va cette année renaître de ses cendres.

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Tempête sous un béret — au fait, de quelle couleur, le béret ?

À peine finies les célébrations de la Saint-Michel, j’apprends, par plusieurs canaux, que les adhérents de QOG vont être appelés à se prononcer sur des projets de partage, de chambre à part ou de divorce. Comment en est-on arrivé là ? Il est clair que quelque chose à « foiré » dans la gestion des institutions et des hommes, tant dans l’amicale que dans le régiment.

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Saint-Michel 2018

Résumé de la Saint-Michel 2018, texte écrit par Jacques BOISSAVY, accompagné de quelques photos.

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